|

Le plaisir est un chant de liberte
Fayrouz
Fayrouz a ete sacree - plus grande chanteuse arabe depuis la disparition d'Oum Kalsoum - Elle a exprime son immense talent dans des genres tres varies, interpretant aussi bien, dans la plus pure tradition classique, des oeuvres arabo-andalouses, des Mouwachahs et des Qacidas que puisant dans le repertoire plus contemporain des operettes et des chansons modernes. Elle chante non seulement le Liban mais aussi la Palestine, la Syrie, La Mecque, sans renier d'ailleurs ses origines chretiennes qu'elle exprime dans un grand nombre de chants religieux pour Paques et Noel.
|
|
Fayrouz encore et toujours.
Rien de ne predestinait cette jeune fille douce et timide a devenir l'une des plus grandes etoiles du monde arabe. Oum Kaltsoum elle-meme - immense diva au caractere prononce - lui avait passe le flambeau de son vivant. Et la libanaise aux allures de petite fille sage est devenue a son tour l'ambassadrice de la musique orientale.
A l'origine de cette carriere exceptionnelle, on trouve les deux freres Rahbani, Assi et Mansour. A la fin des annees 40, ils travaillent a la radio libanaise. Un jour Assi remarque cette jeune chanteuse timide a la voix pure, qui rentre sagement chez ses parents apres les repetitions. Il decide de la faire travailler et le trio - les deux freres travaillent en binome - va fonder un nouveau type de musique populaire, basee sur des melodies traditionnelles. Ils travaillent avec acharnement. Assi epouse Fairouz, mais leur vie de couple se confond avec les nuits passees dans les studios d'enregistrement et les repetitions de spectacles. Ils auront 4 enfants. Tout en vivant preserves du star-system, ceux-ci sont immerges dans la musique. Normal : ils sont issus d'une lignee de musiciens. D'ailleurs Elias -le troisieme frere- suit la voie de ses aines, devient a son tour un compositeur celebre et monte un grand studio d'enregistrement au Liban.
Et aujourd'hui encore, les Rahbani dominent la production musicale libanaise.
http://www.pont-com.org/~apotres/fayrouz.htm
|
 |
RAHBANI : Generation 2
Ziad Rahbani, tout d'abord. Le fils aine de Fairouz a su creer son style, melange de jazz et d'oriental aux paroles sarcastiques. Il est ecrit parfois des chansons pour sa mere et est le chef de file d'une mouvance jazzy de musiciens qui ont entre 35 et 50 ans. Parmi ceux qui essait de creer ce style nouveau, entre jazz et tradition, se detache brillamment Toufic Farroukh et la chanteuse Fadia el Haj.
Mais quand on parle de musique libanaise, les Rahbani ne sont pas loin. Ghassan Rahbani, cousin de Ziad, fait une honorable carriere de chanteur rock epaule par son frere Jad. Jad Rahbani, lui, est plutot connu comme formidable ingenieur du son et tient les destinees du fameux studio d'enregistrement cree par leur pere Elias - le 3eme frere de la generation d'avant-. Et il faut egalement compter avec Oussama Rahbani, le plus jeune fils de Mansour - celui qui travaillait avec Fairouz mais ne l'a pas epouse -, qui a sorti un disque -"Buzzy war"- en collaboration avec son cousin Ghassan.
http://www.mondomix.com/archives/mix_fr/zine/boom3/liban/liban2.htm
|
 |
Marcel KHALIFE nomme Artiste de l’UNESCO pour la paix
Marcel Khalife, musicien et auteur libanais, a ete nomme le 7 juin Artiste de l’UNESCO pour la paix par le Directeur general de l’UNESCO, Koichiro Matsuura, lors d’une ceremonie au siege de l’Organisation. Ne en 1950 a Amchit au Mont-Liban, Marcel Khalife etudie puis enseigne le oud, luth oriental au conservatoire national de Beyrouth. D’abord soliste, il cree en 1972 dans son village natal un groupe qui tente de preserver, a l’aide de cet instrument, l'heritage musical arabe. Il a ete nomme Artiste de l’UNESCO pour la paix en reconnaissance de son engagement fervent et genereux en faveur du patrimoine musical .
|
 |
Marcel Khalife, l'exemple de l'artiste militant
Le concert de Marcel Khalife a marqe le 5 Aout 2005 la cloture du Festival de Beiteddine. Accompagne de dix-huit musiciens et de deux chanteuses, Oumayma et Yolla, le oudiste libanais le plus populaire, celebre pour ses chansons engagees, a deploye un repertoire varie. Promenant son appareil vocal et instrumental entre les melodies, les poemes de Mahmoud Darwiche et les mouachahats, il a chante la paix avec ferveur et passion. Et ses chansons, qui ont pris une resonance toute particuliere en ces temps que traverse le pays, ont galvanise le public.
|
 |
- Le Liban coule dans mes veines - J'aime ce pays. Le Liban restera la source dans laquelle je puise.
Il n'oublie pas Amchit, son village natal qu'il aime retrouver pour respirer les senteurs du pays et retrouver les forces qui le nourrissent. Sa musique reflete les sonorites qu'il ecoutait tout petit la-bas: les voix des muezzins et des enfants de choeur vibrent encore en lui. C'est un message d'amour transcendant le fanatisme et l'intolerance qu'il voudrait transmettre a travers son film, son nouveau CD Caresse Moudaaba et les trois concerts qu'il donnera du 19 au 21 decembre au Palais de l'Unesco. Ce pays qu'il aime tant, Marcel Khalife se dit preoccupe par son sort: - Je suis indigne de la facon dont on abuse de mon pays. Nous sommes perdus; nous vivons un exil interieur et exterieur. On nous distrait avec des arts de pacotille pour nous eloigner des reelles preoccupations. La decadence a laquelle nous assistons n'est pas due a un manque de talent, mais elle est le resultat d'une conjoncture sociopolitique protegee par les institutions et les autorites.
http://www.libanvision.com/artiste.htm
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|